Mais d'où vient le vent ?... c'est juste histoire de s'faire sécher les ailes!
par Nathalie D.
Les vacances d’un prof, c’est pas rien. Il faut « cadrer » avec le temps et la durée. Du coup, l’improvisation est difficile. Pas moyen de partir quand on veut. Et du même coup, il faut compter.
Alors les plus ou moins huit semaines de congés si souvent reprochées, si souvent enviées, si souvent méritées sont parfois délicates à gérer. C’est dans ce contexte qu’elle fouine tous les printemps pour dégoter le fameux plan qui lui apportera repos et plaisir. C’est juin, et une petite annonce minable, manuscrite scotchée dans une salle des prof d’un lycée lugubre où elle fait passer les oraux du BAC attire son attention…
Urgence .
Elle rencontre le chef de bord ; efficace, convainquant. Il fait l’éloge de l’association. Avec Philippe, elle signe ! Sans hésiter et merci au CGAL de lui permettre de réaliser cette croisière !
Elle découvre l’équipage : incroyable. Trois hommes, trois femmes, des âges autour du sien : facile ! Et puis après …c’est un « sans-faute » !
Départ tranquille le jour dit. La cale regorge de victuailles. Le bateau est sur-mesure, comme fait pour six. Ça tombe bien.
L’équipage trouve ses marques de façon évidente.
Rémi en Mac Gyver répare et améliore considérablement le bateau
Lynda supervise et note tous les points à expliquer à la relève.
Luc, en « faiseur de point » excelle, et comme il est réconfortant quand elle a le mal de mer !
Hélène, quand elle ne dort pas, pose les bonnes questions et intervient si bien à propos, presque une responsable de bord, si elle voulait
Philippe fait semblant de déléguer, mais, mine de rien à l’œil sur tout. Et quel pédagogue : chapeau !
Et donc à elle-même elle se dit « Merci bel équipage de ce joli voyage ! ». Ils assurent comme des bêtes, sont appliqués à apprendre comme des premiers de la classe, elle peut en toute sérénité se reposer, regarder les nuages, les vagues et les rochers.
C’est ce qu’elle veut.
Et puis l’air est si doux, avis de tempête né-ant.
Le pantalon de quart que Danielle lui a si aimablement prêté, lui va bien.
Et, elle rêve à tous ces lieux aux noms familiers qu’elle ne connait, si peu , que vus de la terre.
Le pied sur Les Glénan!
Paysage …
Les tas de pois !
Douarnenez, ville sardinière…
Et le bain en pleine eau, traînée par le bateau. Elle en rêve encore et c’est bon !