Régater en Novembre !
Publié par Yousmess le 29/11/2009 (197 lus)
Regate du 21-22 / 11 / 2009
Bateau : PERSECULA
Chef de bord : Cyril
Equipiers : Véro, Xavier, Youssef
Sécurité, sécurité, sécurité ; Appel à tous, appel à tous … avis de coup de vent force 8 …
La régate est pour demain, ça commence mal !
A ce moment précis de l’appel donné par la tour de contrôle du port de Ouistreham, nous sommes au beau milieu de l’écluse, amarrés aux filins d’usage et accompagnés de quelques irréductibles qui comme nous croient fermement au maintien de la régate de demain.
Cliquer sur l'image pour lire la suite
Si le temps le permet, nous serons trois inscrits officiellement et un équipier en soute : Xavier n’a pas de certificat médical mais autant dire que régater sans lui serait comme naviguer au grand largue sans spinnaker.
De concert nous adoptons cette stratégie, c’est du propre me direz-vous ! Et j’ajouterai à quoi bon prendre ce risque pour un hypothétique classement dans la traîne des meilleurs ?
Qu’importe et d’ailleurs qu’est ce qu’une bonne position comparée à une bonne bouffe après la course ? En somme, nous régatons … pour nous régaler !
Les règles de régate, on connaît, Denis en a fait le tour un jeudi soir d’octobre. En revanche, celles de la « régalade » valent pour un week-end donné.
Cette fois-ci ce sera à bord de Per secula, sur une demi table en équilibre, sans tire bouchon et accessoirement avec des soupes lyophilisées de 2007 ou 2008.
Pour les soupes 2009, attendre 2010 ;o)
Jusqu’à samedi 20H, tous les espoirs sont permis.
Nous naviguons en père peinard jusqu’à la bouée des Essarts, loin des conditions optimales pour la préparation d’une course; le Spi ne semble pas négociable étant donné que le vent souffle en rafales (force 5, courant contre nous). On avance bien à l’aller mais il nous faut beaucoup plus de temps pour revenir au près.
Maigre [Commentaire de Véro après relecture: comment ça maigre, elles n’étaient pas bonnes mes crêpes ?!!] consolation, Véro nous fait des crêpes pour nous requinquer puis nous allons voir le match France-Samoa dans un troquet du coin.
Au retour au ponton, la SRCO affiche que la régate n’aura pas lieu. La messe est dite.
Pour demain, les plans B fusent dans les têtes de chacun, on parle de faire du char à voile, de marcher sur la plage ou de visiter le mémorial de CAEN. En fait toutes ces idées germent dans la journée à mesure que nos chances de régater s’amenuisent.
Par exemple, la première nous vient le samedi matin en constatant que le moteur ne démarre pas pour une histoire de court circuit.
Cette panne nous fait manquer l’écluse de 09H45. So love est parti sans nous, à chacun ses problèmes.
Un peu plus tard, on se laisse dire par le type de la maintenance – le mousse de Monsieur Semaine - qu’il "aurait" donné à Louis une pleine poignée de fusibles la veille dans le noir et que l’un d’eux –des fusibles- "aurait" fini sous le capot du moteur.
Vers 10H00, au grand jour, tout redémarre après que nous ayons -sans prétention aucune- tout bonnement mis un nouveau fusible de plus gros calibre.
(C’était finalement une sombre histoire de moteur avec un mauvais fusible ou l’inverse.)
Faire contre mauvaise fortune bon cœur, tel sera notre credo du week-end.
Pas de tire bouchon ! Eh bien Xavier nous sabre une bouteille pour la préparation du vin chaud. Mieux, il achève la manœuvre par un tour de clef plate No 12 sur le bouchon en liège.
Avis aux amateurs !
So love , ce samedi soir, nous parle de la technique de la chaussure au cul d’une bouteille. En frappant le talon contre un mur, le bouchon devrait finir par sortir. A voir !
Finalement, dimanche, l’idée de faire des manœuvres d’amarrage l’emporte sur toutes les autres.
A tour de rôle, nous appontons à la pompe à essence par force 8 dans le canal de CAEN.
Au moteur d’abord, puis à la voile seule.
Après deux passes, la tour de contrôle de l’écluse s’est rangée à l’idée que nous ne voulons définitivement pas prendre la mer et maintient ses feux au rouge – rouge de colère sans nul doute.
Les deux équipages se quittent après quelques pas ensemble sur la plage de Cabourg, les couleurs sont exquises.
Les dernières vagues de lumière se meurent sur la plage et lentement apparaît l’écume de la nuit …
Bateau : PERSECULA
Chef de bord : Cyril
Equipiers : Véro, Xavier, Youssef
Sécurité, sécurité, sécurité ; Appel à tous, appel à tous … avis de coup de vent force 8 …
La régate est pour demain, ça commence mal !
A ce moment précis de l’appel donné par la tour de contrôle du port de Ouistreham, nous sommes au beau milieu de l’écluse, amarrés aux filins d’usage et accompagnés de quelques irréductibles qui comme nous croient fermement au maintien de la régate de demain.
Cliquer sur l'image pour lire la suite
Si le temps le permet, nous serons trois inscrits officiellement et un équipier en soute : Xavier n’a pas de certificat médical mais autant dire que régater sans lui serait comme naviguer au grand largue sans spinnaker.
De concert nous adoptons cette stratégie, c’est du propre me direz-vous ! Et j’ajouterai à quoi bon prendre ce risque pour un hypothétique classement dans la traîne des meilleurs ?
Qu’importe et d’ailleurs qu’est ce qu’une bonne position comparée à une bonne bouffe après la course ? En somme, nous régatons … pour nous régaler !
Les règles de régate, on connaît, Denis en a fait le tour un jeudi soir d’octobre. En revanche, celles de la « régalade » valent pour un week-end donné.
Cette fois-ci ce sera à bord de Per secula, sur une demi table en équilibre, sans tire bouchon et accessoirement avec des soupes lyophilisées de 2007 ou 2008.
Pour les soupes 2009, attendre 2010 ;o)
Jusqu’à samedi 20H, tous les espoirs sont permis.
Nous naviguons en père peinard jusqu’à la bouée des Essarts, loin des conditions optimales pour la préparation d’une course; le Spi ne semble pas négociable étant donné que le vent souffle en rafales (force 5, courant contre nous). On avance bien à l’aller mais il nous faut beaucoup plus de temps pour revenir au près.
Maigre [Commentaire de Véro après relecture: comment ça maigre, elles n’étaient pas bonnes mes crêpes ?!!] consolation, Véro nous fait des crêpes pour nous requinquer puis nous allons voir le match France-Samoa dans un troquet du coin.
Au retour au ponton, la SRCO affiche que la régate n’aura pas lieu. La messe est dite.
Pour demain, les plans B fusent dans les têtes de chacun, on parle de faire du char à voile, de marcher sur la plage ou de visiter le mémorial de CAEN. En fait toutes ces idées germent dans la journée à mesure que nos chances de régater s’amenuisent.
Par exemple, la première nous vient le samedi matin en constatant que le moteur ne démarre pas pour une histoire de court circuit.
Cette panne nous fait manquer l’écluse de 09H45. So love est parti sans nous, à chacun ses problèmes.
Un peu plus tard, on se laisse dire par le type de la maintenance – le mousse de Monsieur Semaine - qu’il "aurait" donné à Louis une pleine poignée de fusibles la veille dans le noir et que l’un d’eux –des fusibles- "aurait" fini sous le capot du moteur.
Vers 10H00, au grand jour, tout redémarre après que nous ayons -sans prétention aucune- tout bonnement mis un nouveau fusible de plus gros calibre.
(C’était finalement une sombre histoire de moteur avec un mauvais fusible ou l’inverse.)
Faire contre mauvaise fortune bon cœur, tel sera notre credo du week-end.
Pas de tire bouchon ! Eh bien Xavier nous sabre une bouteille pour la préparation du vin chaud. Mieux, il achève la manœuvre par un tour de clef plate No 12 sur le bouchon en liège.
Avis aux amateurs !
So love , ce samedi soir, nous parle de la technique de la chaussure au cul d’une bouteille. En frappant le talon contre un mur, le bouchon devrait finir par sortir. A voir !
Finalement, dimanche, l’idée de faire des manœuvres d’amarrage l’emporte sur toutes les autres.
A tour de rôle, nous appontons à la pompe à essence par force 8 dans le canal de CAEN.
Au moteur d’abord, puis à la voile seule.
Après deux passes, la tour de contrôle de l’écluse s’est rangée à l’idée que nous ne voulons définitivement pas prendre la mer et maintient ses feux au rouge – rouge de colère sans nul doute.
Les deux équipages se quittent après quelques pas ensemble sur la plage de Cabourg, les couleurs sont exquises.
Les dernières vagues de lumière se meurent sur la plage et lentement apparaît l’écume de la nuit …
| Naviguer à travers les articles | |
Honfleur dans la brume
|
Week End du 03-04 octobre 2009
|
|
Les commentaires appartiennent à leurs auteurs. Nous ne sommes pas responsables de leur contenu.
|






