Anglo's in June
Publié par Elisabeth le 18/7/2010 (84 lus)
CDB : Phil
Equipage : Elisabeth, Hélène, Mike
Suite aux prouesses de l’équipage de GG qui a amené Solove à Cherbourg au terme d’une transmanche de 4 jours, nous avons visité l’archipel de Guernesey au cours d’une belle semaine de Juin qui inaugurait bien des estivités.
Voici trois comptes rendus de ces vacances, qui reflètent l’esprit joueur et la bonne ambiance du bord.
A vous de deviner les rédacteurs...
Phil
1
The retour !
Autant que je vous le dise franchement avant que cela ne vous arrive aux oreilles par d'autres : j'ai passé une terrrriiiiible semaine en votre compagnie...
Si on commence par le chef de bord.... Hein ! Aucune attention envers ces équipiers, toujours concentré sur lui -même et pas le moindre désir de partager ses connaissances! Et en matière de psychologie : nul ! Ne tente jamais d'arrondir les angles... sans parler de sa terrible cuisine.
Et le vaillant second ? Ah ! Parlons-en du vaillant second ! D'une tristesse accablante, jamais un mot pour rire et détestant la discussion, inactif au possible et refusant systématiquement de s'occuper de la navigation et surtout, le comble, arrivant à Cherbourg, les mains dans les poches sans aucune préparation. Et avec ça, avare d'observations judicieuses envers les autres membres de l'équipage pour qu'ils améliorent leur talent nautique.
Deux mots sur l'équipière ? La page ne suffirait pas! Jamais souriante, se défilant sans cesse pour participer aux taches les plus ingrates, aucun sens de l'humour, n'encourage jamais les novices et en plus refuse de vous prêter son savon sous la douche !
Et pour finir la zone de navigation... atroce: rien à voir !
En bref, une semaine morose sous la pluie.
Bon voilà les choses sont dites.
On recommence quand ?
2
L'idée première était de faire une croisière en dehors des vacances scolaires, Elisabeth et Hélène, 2 wonderwomen suroccupées, motivées par le succès des croisières aux Scilly, choisirent une date plus propice.
Pas difficile ensuite de convaincre le chef de bord d'allonger son week end et de trouver un vaillant second pour une promenade dans l'archipel anglo-normand.
Heureuse coïncidence, un équipage de choc relève le challenge de traverser la Manche à l'estime pour voir si Wight est bien blanche et amène le bateau à Cherbourg.
Le livreur de Marché Plus de Cherbourg nous réveille en déposant les X cartons d'avitaillement commandés au préalable sur la base d'une liste gastronomique établie de concert lors d'un mémorable dîner chez Elisabeth.
La glacière n'en peut plus et les coffres débordent, il est temps de larguer les amarres.
C'est en longeant la côte pour bénéficier des contre-courants que nous rejoignons le Cap de la Hague noyé dans une brume de chaleur pour franchir le raz Blanchard et rejoindre Alderney et le mouillage forain de Longuy Bay.
Le chef de bord, pas satisfait du mouillage près des cailloux, se lance dans des expériences à 2 ancres destinées à dormir sur nos huit oreilles, et nous passons une nuit calme avant un départ au petit matin en direction de Sark pour profiter du beau temps garanti sur les deux jours suivants.
A midi du deuxième jour, nous franchissons le détroit gardé par le château Disney de l'ile de Brecqhou et débouchons sur les mouillages de Havre Gosselin et de la Grève.
Nous choisissons le premier et disserterons pendant le déjeuner sur les escaladages d'échelle qui semblent impératifs pour débarquer à terre et visiter l'île.
D'un coup d'annexe, Mike est rassuré : il pourra sans vertige nous guider dans une longue balade champêtre vers un cidre à la poire désalterant sur Little Serk.
Pas lassés des mouillages, nous continuons sur Herm où nous prenons un coffre face au port.
Un rapide calcul de marée nous incite à changer de place et à mouiller face aux escaliers du Rosaire pour un déjeuner léger avant une escapade à terre en direction des plages du nord où il est question de baignade, bien tentante par ce temps estival.
Après que les plus courageux aient fendu l'eau de quelques brasses vivifiantes, nous slalomons d'une risée gazoil entre les perches alphabétiques qui nous laissent le temps d'observer et de critiquer le paquebot flottant arrêté face au port de St Peter régurgitant des flots de touristes dans ses navettes oranges.
Notre londonien, retrouvant ses marques, nous offre le choix du pub pour déguster une bière locale. Mais il faut déjà penser à rentrer.
Décidés à visiter Aurigny, nous rejoignons Port Braye où le soleil qui nous accompagne depuis le début nous gratifie une fois encore d'une escale agréable, de balades dans les rues pittoresques bien qu'escarpées et d'une pinte finale en terrasse.
C'est un événement !
Nous quittons définitivement les eaux anglaises et grâce à nos savants calculs de courant, nous avalons glorieusement les 2 raz et atteignons St Vaast avec une petite avance sur l'heure (de l'apéro...).
Une fois n'est pas coutume, départ matinal contre le courant pour un dernier mouillage aux îles St Marcouf.
Bronzette, copieux repas, siestes et aquarelles sont un beau programme mais nous font perdre un peu de temps et nous oblige à serrer de près le prés serré (si, si...) pour entrer à Courseulles dans les délais.
Le soleil radieux se cache soigneusement derrière de gros cumulus qui lâchent quelques gouttes de pluie pour saluer notre retour à Ouistreham au louvoyage musclé dans le chenal, heureusement que le wincheur avait une assistante !
L'aventure se termine gaiement par un apéro suivi du désormais incontournable confit de canard !
3
Les plaisirs de la navigation et du voyage ne commencent pas, heureusement, au moment du départ. Ces activités sont comme des friandises à plusieurs parfums où après avoir savouré la douceur de l’enrobage on arrive au cœur gourmand.
Ainsi, chacun selon ses moyens et à sa manière, rêva et prépara cette équipée nautique commune dans les îles Anglo-normandes durant une partie de l’hiver et du printemps. Le déroulement d’un repas d’équipage précédant de quelques semaines le départ assura une certaine communauté de points de vue….Subséquemment certains se chargèrent de la liste des courses, d’autres de l’influence des courants, d’autres de l’aspect culturel de l’affaire tandis que la plus brave affronta la traversée de la Manche dans un sens puis dans l’autre pour amener So Love depuis Ouistreham au ponton F. du port de plaisance de Cherbourg, lieu de l’appareillage.
C’est sur un lit de victuailles que l’équipage navigua vers son premier mouillage et passa le raz Blanchard en partie au moteur. La mise à l’eau de l’ancre à Longuy Bay (Alderney) fut le premier test « grandeur nature » de l’esprit d’équipe du bord :
(Le chef de bord depuis l’avant du bateau)
- Hélène ? Hélène ! Marche arrière !
- Bon, Elisabeth, je t’entend pas, il dit quoi le sondeur ?
- Heu…. 3, 12, 3.2, 11, 10.5, 3.1… ça manque de précision.
(Le chef de bord et son vaillant second)
-C’est pas grand ici ! –
- Ben voui…
-Si le vent tourne cette nuit …les rochers ne sont pas loin….
- Ben voui…
- …
- Bon, on bouge !
- Hélène ? Marche arrière !
- Elisabeth, il dit quoi le sondeur ?.....
- Heu….
- Etc.
Rassurez vous, après plusieurs essais, tous finirent assis un verre à la main.
Cependant certains de l’équipage ne dormir que d’un œil cette nuit là, notamment Philippe, qui attacha, presque, un bout de son orteil à l’ancre…. La nuit fut donc courte…mais le lever de soleil fut au rendez vous dans un ciel d’azur pour le départ vers Sercq.
Et c’est ainsi que débuta matinalement cette seconde journée… C’est sans doute durant cette traversée que Mike compris qu’après une semaine avec comme équipière Elisabeth et ses incessantes questions il serait en mesure d’écrire « la voile pour les nuls ».
La navigation ne suffisant pas un peu de marche à pied s’imposait. Sercq fut donc parcourue de long en large, seule la chapelle Méthodiste fut laissée de coté. Personne ne monta dans un tracteur autochtone mais c’était parce qu’il n’y avait qu’une place disponible et le cidre de poire fut découvert. Le retour au Havre Gosselin, lieu du mouillage, fut moins dynamique que l’aller mais la perspective de retrouver l’annexe suspendue verticalement au quai et les rames au fond de l’eau, faute d’avoir compté avec la marée basse, fit accélérer le pas dans la longue descente aux 250 marches.
Puis ce fut Herm et ses merveilleuses plages. Si Mike et Elisabeth vous disent que l’eau est chaude dites vous bien que ce sont de terribles menteurs. Malgré le paysage idyllique la température de l’eau l’est moins… Hélène et Philippe l’ont bien compris.
Les efforts culturels fait à Sercq ayant sans doute englouti toute l’énergie disponible en ce domaine, le ponton d’attente de Saint Peter Port (Guernesey) conquit l’ensemble du bord de 17H30 à 22H, première heure d’entrée possible du So Love dans le port. Aucun guide ne sera donc écrit par ce bord sur les éventuelles beautés de cette ville portuaire, mais nous pouvons vous donner une adresse de pub où, les propriétaires vous assurent, que vous pourrez siroter votre bière sans entendre parler football, ce qui peut être une chose précieuse en ces temps de coupe du monde.
Samedi matin le soleil est toujours au rendez-vous On n’y croit pas… Pas de nuage mais pas de vent non plus. C’est donc au moteur que nous rejoignons le port de Sainte Anne (Aldernay). ). La fibre culturelle nous reprend, on visite même le cimetière avec un détour (tout de même !) par le supermarché car Mike nous a promis sa spécialité le poulet au curry « à la crème double d’Aldernay ». Certains en lécheront leur assiette !
Mais c’est déjà dimanche et il faut penser au retour…
Avez-vous déjà passé le raz Blanchard au son des variations Goldberg de Bach interprétées par Glenn Gould ? Non ? Eh bien nous vous le conseillons ! L’arrivée en fin de journée à Saint Vaast donna l’occasion à Hélène et Elisabeth de raisonner pendant un long moment sur l’endroit le plus opportun pour changer de cap afin d’atteindre sans encombre le port : au ras de la bouée sud, un peu après, ou loin après ?
Lundi matin… le ciel est toujours bleu… c’est ahurissant…
Arrêt aux îles Saint Marcouf sur la route de Courseulles. Ces deux petits points sur la carte furent le théâtre d’une leçon magistrale dispensée à deux voies, sur le calcul des hauteurs de marées, à des équipières ébahies.
- Bon alors, vous notez l’heure de pleine mer de Cherbourg, la hauteur, puis…
- Bon si je peux me permettre Mike c’est mieux de faire un tableau comme ça. Donc ici - la marée, là, - le marnage.
- Oui, oui, Philippe, mais maintenant c’est à mon tour d’expliquer…
(Des preuves écrites ont été conservées pour les archives du GCAL. Hélas aucun témoin sonore ou photographique n’a pu être sauvegardé de ce moment hautement gecealien de circulation des savoirs).
Arrivé de justesse à Courseulles à 21 heures, après avoir viré la pointe du Hoc. La journée à été longue… L’ensemble du bord rentabilise sa dernière nuit
Entre Courseulles et Ouistreham, nous comptons les clocher et les châteaux d’eau et jouons à cache-cache avec les nuages.
C’est en tirant des bords que nous remontons jusqu’au ponton d’attente de Ouistreham… Il tombe enfin quelques gouttes… mais nous déjeunons dehors…
Un grand rangement ne résoudra pas le mystère de la disparition du troisième cubi de rouge…(l’aurions nous bu sans nous en rendre compte ?!) ainsi que du portable de Philippe.
Une dernière bière, glace, eau pétillante avec Louis qui gentiment nous véhicule jusqu’ au car vert….et nous voilà gare Saint Lazare.
Mais heureusement les plaisirs de la navigation et du voyage ne s’arrêtent pas au moment du retour. Ces activités sont comme des friandises à plusieurs parfums où après avoir savourer la douceur de l’enrobage on arrive au cœur gourmand.
Equipage : Elisabeth, Hélène, Mike
Suite aux prouesses de l’équipage de GG qui a amené Solove à Cherbourg au terme d’une transmanche de 4 jours, nous avons visité l’archipel de Guernesey au cours d’une belle semaine de Juin qui inaugurait bien des estivités.
Voici trois comptes rendus de ces vacances, qui reflètent l’esprit joueur et la bonne ambiance du bord.
A vous de deviner les rédacteurs...
Phil
1
The retour !
Autant que je vous le dise franchement avant que cela ne vous arrive aux oreilles par d'autres : j'ai passé une terrrriiiiible semaine en votre compagnie...
Si on commence par le chef de bord.... Hein ! Aucune attention envers ces équipiers, toujours concentré sur lui -même et pas le moindre désir de partager ses connaissances! Et en matière de psychologie : nul ! Ne tente jamais d'arrondir les angles... sans parler de sa terrible cuisine.
Et le vaillant second ? Ah ! Parlons-en du vaillant second ! D'une tristesse accablante, jamais un mot pour rire et détestant la discussion, inactif au possible et refusant systématiquement de s'occuper de la navigation et surtout, le comble, arrivant à Cherbourg, les mains dans les poches sans aucune préparation. Et avec ça, avare d'observations judicieuses envers les autres membres de l'équipage pour qu'ils améliorent leur talent nautique.
Deux mots sur l'équipière ? La page ne suffirait pas! Jamais souriante, se défilant sans cesse pour participer aux taches les plus ingrates, aucun sens de l'humour, n'encourage jamais les novices et en plus refuse de vous prêter son savon sous la douche !
Et pour finir la zone de navigation... atroce: rien à voir !
En bref, une semaine morose sous la pluie.
Bon voilà les choses sont dites.
On recommence quand ?
2
L'idée première était de faire une croisière en dehors des vacances scolaires, Elisabeth et Hélène, 2 wonderwomen suroccupées, motivées par le succès des croisières aux Scilly, choisirent une date plus propice.
Pas difficile ensuite de convaincre le chef de bord d'allonger son week end et de trouver un vaillant second pour une promenade dans l'archipel anglo-normand.
Heureuse coïncidence, un équipage de choc relève le challenge de traverser la Manche à l'estime pour voir si Wight est bien blanche et amène le bateau à Cherbourg.
Le livreur de Marché Plus de Cherbourg nous réveille en déposant les X cartons d'avitaillement commandés au préalable sur la base d'une liste gastronomique établie de concert lors d'un mémorable dîner chez Elisabeth.
La glacière n'en peut plus et les coffres débordent, il est temps de larguer les amarres.
C'est en longeant la côte pour bénéficier des contre-courants que nous rejoignons le Cap de la Hague noyé dans une brume de chaleur pour franchir le raz Blanchard et rejoindre Alderney et le mouillage forain de Longuy Bay.
Le chef de bord, pas satisfait du mouillage près des cailloux, se lance dans des expériences à 2 ancres destinées à dormir sur nos huit oreilles, et nous passons une nuit calme avant un départ au petit matin en direction de Sark pour profiter du beau temps garanti sur les deux jours suivants.
A midi du deuxième jour, nous franchissons le détroit gardé par le château Disney de l'ile de Brecqhou et débouchons sur les mouillages de Havre Gosselin et de la Grève.
Nous choisissons le premier et disserterons pendant le déjeuner sur les escaladages d'échelle qui semblent impératifs pour débarquer à terre et visiter l'île.
D'un coup d'annexe, Mike est rassuré : il pourra sans vertige nous guider dans une longue balade champêtre vers un cidre à la poire désalterant sur Little Serk.
Pas lassés des mouillages, nous continuons sur Herm où nous prenons un coffre face au port.
Un rapide calcul de marée nous incite à changer de place et à mouiller face aux escaliers du Rosaire pour un déjeuner léger avant une escapade à terre en direction des plages du nord où il est question de baignade, bien tentante par ce temps estival.
Après que les plus courageux aient fendu l'eau de quelques brasses vivifiantes, nous slalomons d'une risée gazoil entre les perches alphabétiques qui nous laissent le temps d'observer et de critiquer le paquebot flottant arrêté face au port de St Peter régurgitant des flots de touristes dans ses navettes oranges.
Notre londonien, retrouvant ses marques, nous offre le choix du pub pour déguster une bière locale. Mais il faut déjà penser à rentrer.
Décidés à visiter Aurigny, nous rejoignons Port Braye où le soleil qui nous accompagne depuis le début nous gratifie une fois encore d'une escale agréable, de balades dans les rues pittoresques bien qu'escarpées et d'une pinte finale en terrasse.
C'est un événement !
Nous quittons définitivement les eaux anglaises et grâce à nos savants calculs de courant, nous avalons glorieusement les 2 raz et atteignons St Vaast avec une petite avance sur l'heure (de l'apéro...).
Une fois n'est pas coutume, départ matinal contre le courant pour un dernier mouillage aux îles St Marcouf.
Bronzette, copieux repas, siestes et aquarelles sont un beau programme mais nous font perdre un peu de temps et nous oblige à serrer de près le prés serré (si, si...) pour entrer à Courseulles dans les délais.
Le soleil radieux se cache soigneusement derrière de gros cumulus qui lâchent quelques gouttes de pluie pour saluer notre retour à Ouistreham au louvoyage musclé dans le chenal, heureusement que le wincheur avait une assistante !
L'aventure se termine gaiement par un apéro suivi du désormais incontournable confit de canard !
3
Les plaisirs de la navigation et du voyage ne commencent pas, heureusement, au moment du départ. Ces activités sont comme des friandises à plusieurs parfums où après avoir savouré la douceur de l’enrobage on arrive au cœur gourmand.
Ainsi, chacun selon ses moyens et à sa manière, rêva et prépara cette équipée nautique commune dans les îles Anglo-normandes durant une partie de l’hiver et du printemps. Le déroulement d’un repas d’équipage précédant de quelques semaines le départ assura une certaine communauté de points de vue….Subséquemment certains se chargèrent de la liste des courses, d’autres de l’influence des courants, d’autres de l’aspect culturel de l’affaire tandis que la plus brave affronta la traversée de la Manche dans un sens puis dans l’autre pour amener So Love depuis Ouistreham au ponton F. du port de plaisance de Cherbourg, lieu de l’appareillage.
C’est sur un lit de victuailles que l’équipage navigua vers son premier mouillage et passa le raz Blanchard en partie au moteur. La mise à l’eau de l’ancre à Longuy Bay (Alderney) fut le premier test « grandeur nature » de l’esprit d’équipe du bord :
(Le chef de bord depuis l’avant du bateau)
- Hélène ? Hélène ! Marche arrière !
- Bon, Elisabeth, je t’entend pas, il dit quoi le sondeur ?
- Heu…. 3, 12, 3.2, 11, 10.5, 3.1… ça manque de précision.
(Le chef de bord et son vaillant second)
-C’est pas grand ici ! –
- Ben voui…
-Si le vent tourne cette nuit …les rochers ne sont pas loin….
- Ben voui…
- …
- Bon, on bouge !
- Hélène ? Marche arrière !
- Elisabeth, il dit quoi le sondeur ?.....
- Heu….
- Etc.
Rassurez vous, après plusieurs essais, tous finirent assis un verre à la main.
Cependant certains de l’équipage ne dormir que d’un œil cette nuit là, notamment Philippe, qui attacha, presque, un bout de son orteil à l’ancre…. La nuit fut donc courte…mais le lever de soleil fut au rendez vous dans un ciel d’azur pour le départ vers Sercq.
Et c’est ainsi que débuta matinalement cette seconde journée… C’est sans doute durant cette traversée que Mike compris qu’après une semaine avec comme équipière Elisabeth et ses incessantes questions il serait en mesure d’écrire « la voile pour les nuls ».
La navigation ne suffisant pas un peu de marche à pied s’imposait. Sercq fut donc parcourue de long en large, seule la chapelle Méthodiste fut laissée de coté. Personne ne monta dans un tracteur autochtone mais c’était parce qu’il n’y avait qu’une place disponible et le cidre de poire fut découvert. Le retour au Havre Gosselin, lieu du mouillage, fut moins dynamique que l’aller mais la perspective de retrouver l’annexe suspendue verticalement au quai et les rames au fond de l’eau, faute d’avoir compté avec la marée basse, fit accélérer le pas dans la longue descente aux 250 marches.
Puis ce fut Herm et ses merveilleuses plages. Si Mike et Elisabeth vous disent que l’eau est chaude dites vous bien que ce sont de terribles menteurs. Malgré le paysage idyllique la température de l’eau l’est moins… Hélène et Philippe l’ont bien compris.
Les efforts culturels fait à Sercq ayant sans doute englouti toute l’énergie disponible en ce domaine, le ponton d’attente de Saint Peter Port (Guernesey) conquit l’ensemble du bord de 17H30 à 22H, première heure d’entrée possible du So Love dans le port. Aucun guide ne sera donc écrit par ce bord sur les éventuelles beautés de cette ville portuaire, mais nous pouvons vous donner une adresse de pub où, les propriétaires vous assurent, que vous pourrez siroter votre bière sans entendre parler football, ce qui peut être une chose précieuse en ces temps de coupe du monde.
Samedi matin le soleil est toujours au rendez-vous On n’y croit pas… Pas de nuage mais pas de vent non plus. C’est donc au moteur que nous rejoignons le port de Sainte Anne (Aldernay). ). La fibre culturelle nous reprend, on visite même le cimetière avec un détour (tout de même !) par le supermarché car Mike nous a promis sa spécialité le poulet au curry « à la crème double d’Aldernay ». Certains en lécheront leur assiette !
Mais c’est déjà dimanche et il faut penser au retour…
Avez-vous déjà passé le raz Blanchard au son des variations Goldberg de Bach interprétées par Glenn Gould ? Non ? Eh bien nous vous le conseillons ! L’arrivée en fin de journée à Saint Vaast donna l’occasion à Hélène et Elisabeth de raisonner pendant un long moment sur l’endroit le plus opportun pour changer de cap afin d’atteindre sans encombre le port : au ras de la bouée sud, un peu après, ou loin après ?
Lundi matin… le ciel est toujours bleu… c’est ahurissant…
Arrêt aux îles Saint Marcouf sur la route de Courseulles. Ces deux petits points sur la carte furent le théâtre d’une leçon magistrale dispensée à deux voies, sur le calcul des hauteurs de marées, à des équipières ébahies.
- Bon alors, vous notez l’heure de pleine mer de Cherbourg, la hauteur, puis…
- Bon si je peux me permettre Mike c’est mieux de faire un tableau comme ça. Donc ici - la marée, là, - le marnage.
- Oui, oui, Philippe, mais maintenant c’est à mon tour d’expliquer…
(Des preuves écrites ont été conservées pour les archives du GCAL. Hélas aucun témoin sonore ou photographique n’a pu être sauvegardé de ce moment hautement gecealien de circulation des savoirs).
Arrivé de justesse à Courseulles à 21 heures, après avoir viré la pointe du Hoc. La journée à été longue… L’ensemble du bord rentabilise sa dernière nuit
Entre Courseulles et Ouistreham, nous comptons les clocher et les châteaux d’eau et jouons à cache-cache avec les nuages.
C’est en tirant des bords que nous remontons jusqu’au ponton d’attente de Ouistreham… Il tombe enfin quelques gouttes… mais nous déjeunons dehors…
Un grand rangement ne résoudra pas le mystère de la disparition du troisième cubi de rouge…(l’aurions nous bu sans nous en rendre compte ?!) ainsi que du portable de Philippe.
Une dernière bière, glace, eau pétillante avec Louis qui gentiment nous véhicule jusqu’ au car vert….et nous voilà gare Saint Lazare.
Mais heureusement les plaisirs de la navigation et du voyage ne s’arrêtent pas au moment du retour. Ces activités sont comme des friandises à plusieurs parfums où après avoir savourer la douceur de l’enrobage on arrive au cœur gourmand.
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| 20/7/2010 | 17 | |
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